ALLIANCE DES PETITS ETATS INSULAIRES (AOSIS)
Pour l’AOSIS, les actions entreprises dans le cadre du REDD ne doivent pas risquer de menacer la biodiversité ou la vie et la subsistance de populations indigènes ou de communautés locales, et doivent explorer des mesures côté demande relatives aux vecteurs de la déforestation (exportation de bois et de produits forestiers), sans oublier une éventuelle implication de mesures commerciales discriminatoires.
Reconnaissant qu’il est nécessaire de continuer à travailler à l’élaboration de méthodologies d’évaluation de la dégradation des forêts, l’AOSIS indique que le REDD doit porter à la fois sur la déforestation et la dégradation de la forêt, et que la définition de dégradation de la forêt doit faire référence à la baisse des stocks de carbone dans les terres encore forestières. Le REDD pourrait s’appliquer à l’échelon national et infranational et les pays pourraient être incités à prendre le cas échéant des mesures nationales afin de réduire l’éventualité de fuites nationales. Les approches visant à établir des niveaux de référence nationaux devraient être flexibles et tenir compte de circonstances nationales.
La conservation des forêts étant également une stratégie d’adaptation, l’AOSIS propose que le financement de la conservation provienne d’un fonds REDD ainsi que de fonds liés à l’adaptation. Toute combinaison ou fongibilité de mécanismes basés sur le marché (Protocole de Kyoto) et de mécanismes de marché développés le cas échéant dans le cadre du plan d’action de Bali, est absolument prohibée tant pour les pays développés que les pays en voie de développement.

