Inde
L’Inde pointe du doigt le fait que la proposition de réductions compensées du Brésil, favorise injustement les pays ayant des niveaux de déforestation élevés ; et elle propose donc un mécanisme de « conservation compensée » qui récompense également les pays qui soutiennent - voire même qui accroissent – leurs efforts, dans un souci de préservation.
Pour l’Inde, comme la notion de flux n’est pas intégrée aux stocks permanents de carbone forestier, il est impossible de relier ces stocks au Global Carbon Compliance Market. De même qu’il est impossible de relier les indemnités pour le maintien des stocks de carbone forestier à une réelle volonté individuelle de pays développés. On se situerait alors au niveau du « don »ce qui, à en juger par l’historique des actions liées au changement climatique, conduirait à une indemnisation sous-évaluée. Le paiement des indemnités doit donc se faire selon certaines normes d’évaluation convenues dans le cadre du BAP, et intégrant à la fois la responsabilité et la capacité de chaque pays développé.
D’un autre côté, une surveillance et une évaluation appropriées de changements dans les flux de carbone forestier permettraient de proposer des incitations positives pour un REDD en intégrant des crédits REDD dans le Global Carbon Compliance Market. L’Inde reconnaît toutefois que la circulation de crédits REDD pourrait être importante et qu’il faudrait alors limiter l’étendue d’utilisation de crédits REDD par un pays développé afin d’atteindre ses objectifs de limitation de GES.
Afin de prévenir une double comptabilité et des fuites, et afin de garantir un compterendu fiable des changements intervenant dans le couvert forestier, le scénario de base préconisé sera national de préférence . En outre, une activité de projet A/R dans le cadre du MDP sera entrée dans la colonne débit de l’inventaire national pris en compte pour un mécanisme REDD.

