NORVÈGE
Pour la Norvège, la cible d’un REDD devrait être la déforestation et la dégradation de la forêt, en raison du taux élevé d’émissions liées à ces activités. Consciente qu’il existe des pays dont les taux de déforestation historiquement bas sont susceptibles d’augmenter à l’avenir et des pays à taux de déforestation actuellement bas du fait que la majeure partie de leur forêt est déjà détruite, la Norvège soutient un régime intégrant à la fois la préservation des forêts existantes, une gestion durable des forêts, et des incitations à améliorer les stocks de carbone dans les forêts existantes.
La Norvège croit, par principe, que les niveaux de référence doivent être basés sur des données d’émissions historiques tout en reconnaissant que, pour de nombreux pays à faible taux de déforestation et de dégradation, ces données historiques peuvent ne pas être suffisamment incitatives. Si l’on veut réduire demain le risque de fuites internes à un pays, un régime REDD devra fonctionner au niveau national.
Tenant compte des aptitudes variables des pays en voie de développement et des écarts dans les taux de déforestation et de dégradation, la Norvège soutient une approche progressive qui utilise des incitations différenciées et des approches politiques afin d’encourager une plus large participation. Il s’agit ici de combiner mécanismes de marché et mécanismes de financement bénévole. Utiles par leur capacité à mobiliser les ressources du secteur privé, les mécanismes de marché peuvent s’avérer moins efficaces dans des pays à faible taux de déforestation. Ils sont par ailleurs peu pertinents en termes de développement des capacités. Si un mécanisme de financement bénévole est introduit, sans mécanisme de compensation, il est essentiel de mettre au point un système solide et durable de mobilisation des ressources financières. Ce type de mécanisme peut être financé par la mise aux enchères d’autorisation à émettre.

