Nouvelle-Zelande
Tout mécanisme REDD doit fournir aux pays en voie de développement des compensations financières adéquates afin de les dédommager des avantages économiques auxquels ils renoncent en luttant contre la déforestation et la dégradation de leur forêt.
Concernant les ressources financières de base nécessaires à la mise en oeuvre d’un programme REDD, la Nouvelle-Zélande pense qu’une approche basée sur le marché peut s’avérer plus durable et plus rentable économiquement qu’une approche basée sur des fonds. Toutefois, les deux approches présentent des avantages et des inconvénients, et la Nouvelle-Zélande se dit prête à étudier les deux options.
Un mécanisme de type national (qu’il soit basé sur le marché ou sur des fonds) peut présenter de biens meilleurs avantages qu’un mécanisme basé sur un projet, principalement en raison du fait qu’il est mieux à même de traiter des fuites à l’échelon du pays. La Nouvelle-Zélande supporte une approche phasée intégrant une certaine forme de financement afin d’aider des pays à développer une approche nationale, même si une approche basée sur le marché à l’échelon national est finalement retenue comme mécanisme de financement principal.
Afin de pouvoir traiter des questions de fuites au niveau international, un mécanisme REDD doit disposer d’un potentiel optimal pour s’assurer une couverture globale. Et, il ne doit pas appliquer d’ajustements arbitraires sur des incitations financières afin de « corriger » d’éventuelles fuites au niveau international.

