Tuvalu
Pour commencer, le Tuvalu suggère d’adopter des définitions appropriées des termes « déforestation » et « dégradation » afin de minimiser le risque de résultats pervers, et d’analyser la préservation des stocks de carbone existants à l’extérieur du mécanisme REDD du fait de l’absence de commercialisation d’émissions.
L’alignement de réductions d’émissions à des scénarios de base va de pair avec certains problèmes. Il peut s’avérer difficile de déterminer si une région est, ou non, destinée à l’abattage du bois ou à la destruction de sa forêt, et il est important de savoir si les scénarios de base font référence à un volume d’émissions brut ou net. La mise en place d’une évaluation a posteriori de ces scénarios de base peut aider à résoudre certaines questions.
Le Tuvalu cite trois approches du marché pour un programme REDD mais démontre également qu’elles comportent des complications intrinsèques qu’il est impératif de traiter de manière appropriée avant que des décisions d’adopter ces mécanismes puissent être prises. Ces complications comprennent : le risque de fuites en rapport avec des scénarios de base au niveau du projet, l’inondation des marchés du carbone, et les difficultés de mesure. Comme solutions éventuelles à ces problèmes, le Tuvalu suggère : l’utilisation d’un scénario de base national afin de prévenir les fuites, des marchés mixtes, une augmentation des cibles à atteindre pour les pays visés à l’annexe I, ou bien encore une actualisation des crédits REDD afin de prévenir une dévaluation du marché, et une mise à disposition de méthodologies de détection à distance et de détection des sols à large échelle dans les pays en voie de développement afin de permettre la prise de mesures cohérentes. Le Tuvalu propose également que des sources de financement extérieures aux marchés soient explorées et puissent être employées afin de soutenir des processus de renforcement de capacités ainsi que des actions hâtives dans le cadre du REDD.

