MALAISIE
Pour la Malaisie, les approches politiques retenues dans le cadre du REDD doivent être basées à la fois sur des mesures prises et sur le manque à gagner des coûts d’occasions perdues. Comme on pense que de fortes pressions pèseront sur les pays en voie de développement qui ont conservé d’importantes zones de forêts naturelles afin de les inciter à convertir leurs zones forestières en d’autres usages, il conviendra d’augmenter les incitations proposées à ces pays afin de s’assurer que les zones de forêts restantes ne seront pas déboisées. Afin de prévenir la déforestation, on rangera au nombre des pratiques positives à la fois la protection totale et des pratiques SFM.
La Malaisie pense que des fonds supplémentaires devront être mis de côté afin d’aider les pays en voie de développement à renforcer leurs capacités techniques et institutionnelles en vue de la mise en oeuvre de mesures efficaces dans le cadre du REDD. Des incitations positives seront applicables, selon un scénario flexible et bénévole, à une grande diversité d’environnements forestiers, de systèmes de gestion, et de conditions de développement et socio-économiques propres aux pays en voie de développement.
La Malaisie craint que certains pays, anticipant un mécanisme qui récompense la réduction des émissions sur la base d’un scénario historique, ne voient une incitation perverse à augmenter l’abattage de bois au cours des années précédant le début de la première période d’engagement. Pour la Malaisie, dans la mesure où une approche basée sur des données nationales pour le mécanisme REDD est à même de simplifier la validation et les comptes-rendus, elle ne peut que présenter des avantages. Mais la Malaisie ne rejette pas pour autant les approches basées sur un projet.

