Panama
Au nom du Costa Rica, el Salvador, Honduras, Nicaragua et Panama
Le Panama propose un double mécanisme REDD, avec une voie financée par les marchés (avec compensation) et l’autre par des fonds (sans compensation). Un double mécanisme REDD+, extrêmement flexible, aurait pour but de mettre en oeuvre les diverses activités entreprises sous le REDD.
La première voie servirait à établir un marché sur lequel des réductions d’émissions découlant d’un mécanisme REDD seraient vendues sur les marchés internationaux et utilisées par les pays listés à l’annexe I afin d’atteindre leurs propres objectifs de réduction d’émissions. Sur cette première voie, des activités acceptables seraient celles dans lesquelles une différence en termes d’émission de stocks de carbone pourrait être mesurée, comme des réductions d’émissions liées à la déforestation et à la dégradation de la forêt ainsi que des augmentations dans les stocks de carbone forestier.
La seconde voie serait financée par des fonds, elle soutiendrait le développement des capacités ainsi que les efforts de préservation et une gestion durable de la forêt. Des activités de réduction des émissions liées à la déforestation et la dégradation de la forêt pourraient également être financées par des fonds, au choix des pays hôtes. Les pays développés réserveraient un pourcentage de leurs autorisations nationales commercialisables mises aux enchères ou un pourcentage d’UQA mises aux enchères sur le marché international afin de constituer une source d’approvisionnement d’un fonds REDD stable et suffisante.
Des scénarios de référence concernant les émissions de GES liées à la déforestation tiendraient compte de tendances historiques et veilleraient à ce que des pays à taux de déforestation traditionnellement faible ne soient pas désavantagés tandis que des pays à taux de déforestation historiquement élevé seraient récompensés.

